mardi 8 mars 2011

Déguster en noir

Vous avez peut-être entendu parlé de certains restaurants où on peu savourer un bon repas dans le noir total. C'est pour nous, les voyants, difficile à imaginer car nous mangeons autant avec les yeux! Il faut savoir expérimenter autre chose, dans ce resto, on hume les parfums, on apprécie les textures et même le son que font certains aliments sous la dent. L'idée originale d'un tel établissemnet viendrait du pasteur aveugle suisse-allemand Jorge Spielmann qui masquait les yeux de ses invités pour leur faire sentir autre chose. Il a par la suite ouvert son resto en 1999 le Blinkdehuh (vache aveugle), pour partager avec les voyants les expériences sensitives des non-voyants et par le fait même de donner de l'emploi à ces personnes.
ONOIR : à Montréal au 1631 Sainte-Catherine Ouest.
http://www.onoir.com/

jeudi 3 mars 2011

Sucre noir


Puissant en goût, onctueux, parfumé, pur et légèrement réglissé... Pas de doute, c'est bien du sucre noir liquide de Amami Kyoraumi ! 100% naturel, il est élaboré par des maîtres artisans soucieux de qualité et respectueux de la tradition. De leur exigence est née la réputation mondiale du sucre noir.
Toute la puissance du sucre noir de Kagoshima et Okinawa
Quand un boulanger-pâtissier japonais amoureux du goût décide de fonder une société spécialisée dans la fabrication et la commercialisation de produits naturels à base de canne à sucre, le résultat est haut en saveur ! C'est ainsi que M. Matsuyama, fondateur en 2007 de la maison Amami Kyoraumi, dédie son savoir-faire à l'élaboration de produits de haute qualité, plus spécialement à base du sucre noir de Kagoshima et Okinawa réputé dans les boulangeries et pâtisseries du monde entier.

Secrets de fabrication
Pour élaborer leur sucre noir, les maîtres artisans de la maison Amami Kyoraumi appliquent quelques règles connues d'eux seuls qui les distinguent de leurs concurrents. Par exemple, ils sont les seuls à rincer les cannes à sucre fraîches pour les débarrasser de toute impureté avant transformation. Le jus obtenu par pressage est doucement réduit au feu de bois – sans adjonction d'eau, de sucre blanc ou de sirop comme le font la grande majorité des fabricants ! – puis laissé à décanter pendant trois à cinq jours. Le résultat est 100% naturel, onctueux, riche en parfums et parfaitement sain.

Source : http://www.nishikidori-market.com/sucre-noir-liquide-p-236.html

Ail noir

L’ail noir est l’un des délices de la région de Aomori.
Il est fermenté avec de l’eau de mer d’une grande pureté. Sous l’action d’une température et d’une humidité contrôlées, il se confit sur lui-même, prenant une texture souple, très tendre, proche de la pulpe de l’abricot sec et du pruneau, dont on retrouve d’ailleurs les saveurs. Il perd son odeur forte d’ail mais en garde le parfum subtil, développant des arômes, également, très balsamiques. Il ne subit aucun procédé thermique et confit dans sa chemise. L’ail de la région de Aomori est réputé pour son parfum proche de l’ail rose de Lautrec et pour ses gousses très charnues.
La consommation de l’ail noir est réputée au Japon pour ses bienfaits sur la santé.
Outre le fait qu’il soit complètement naturel, sans additif ni conservateur, il est très riche en S-Allyl-Cistéine, antioxydant neuroprotecteur et cardioprotecteur.
Il lui est donc reconnu des vertus thérapeutiques contre l’excès de lipides sanguin ( cholestérol, triglycérides ).
Il favorise également la circulation sanguine et la diminution de l’hypertension artérielle.
Au Japon, sa consommation est recommandée aux hypertendus, aux diabétiques, pour prévenir la sénilité, pour fortifier l’organisme et lutter contre les excès de fatigue.
Mise en bouche
Une aventure gustative unique ! Confit pendant 45 à 60 jours dans une eau de mer puisée en profondeur d'une extrême pureté, sa texture moelleuse rappelle celle des fruits secs. Doux et puissant, fruité et parfaitement digeste, l'ail noir d'Aomori rappelle par notes subtiles la saveur du pruneau ou de la prune confite, accompagnée d’une délicieuse acidité balsamique. Ses qualités nutritives sont préservées.
Source : http://www.nishikidori-market.com/ail-noir-aomori-p-48.html

Trouvailles noires

Il m'arrive souvent de visiter le site web Etsy dont je suis membre. Ce site foisonne de talents dans plusieurs domaines. La mode pour moi a toujours été d'un grand intérêt et je me dis qu'il faut partager nos découvertes. Une designer française qui vit maintenant en Suède : Madame Chic de France. Pour celles qui n'aiment pas les vêtements trop conformistes qui sont noirs...

http://madamechicdefrance.blogspot.com/search?updated-max=2011-03-01T18%3A31%3A00%2B01%3A00&max-results=1

mercredi 16 février 2011

D'où vient de porter du noir ?

Au début du Moyen Âge (500 ans après J-C), on associait le noir aux ténèbres (diable) et le blanc (bien) à la lumière.
Les ordres monastiques comme les bénédictins attribuaient davantage aux couleurs foncées une symbolique de tempérance et d’humilité. De devoir se préoccuper de la couleur était pour les moines un détail superficiel; ils adoptèrent les couleurs simples des vêtements des paysans obtenues par un simple filage : les bruns, les gris et les blancs cassés provenant des plantes et de la laine des animaux. La complexité des méthodes de blanchissage adoptées par les Franciscains fut abandonnée par de nombreuses abbayes qui optèrent pour un manteau de couleur foncée. La plupart des habits étant filés et tissés dans la communauté, les moines demeurèrent tout de même au fait des nouvelles découvertes des teinturiers qui venaient vendre leurs laines et leurs étoffes les jours de marché. La documentation sur l'utilisation des teintures à cette époque demeure très rare et l'adoption des nuances de noir (du gris pâle au gris très foncé) s'utilise surtout pour différencier les échelons dans l'ordre monastique. Le prieur ayant le privilège de faire entretenir ses bures de façon plus régulière, avait également le bénéfice d'avoir des étoffes un peu moins rudes sur la peau.

L'avancée du Christianisme en Europe et dans les pays de l'Est n'est certes pas étrangère à l'adoption de cette couleur par maints échelons de la monarchie. Plusieurs ordres religieux se révoltèrent contre le luxe outrancier de l'Église et optèrent pour une ascèse stricte et vertueuse que nombre de dignitaires s'efforcèrent de suivre. Le vêtement en devint le représentant tout désigné, par la sobriété des coupes et l'absence d'ornementation. On vit peu à peu les personnes ayant une certaine autorité publique se vêtir de noir : les magistrats, les universitaires et les bourgeois prospères. Le noir ne devint pas nécessairement un uniforme, mais un signe spécifique à un statut particulier.
Une montée somme toute très évidente se fit avec les guerres de religion. Une scission très importante se produisit avec Martin Luther père du protestantisme (1529), qui reforma le catholicisme et ses dérives par ses 95 thèses contre l'abus des indulgences.Le salut d'une personne n'était pas dû à son rang social, mais principalement à sa vertu. Cette réforme (diète de Spire) divisa l'Europe, les princes du Nord appliquèrent le choix de leur religion à leur territoire. Nombreux sont ceux qui penchèrent du côté de Luther.
Charles Quint roi d'Espagne à cette époque (1500-1558) se vit déchiré dans son espoir de monarchie universelle et combattit avec ardeur l'éréthisme. Adoptant le noir dans sa garde-robe, il fût un des « précurseurs » de toute une gamme de vêtements noirs haut de gamme. Les dépenses fastueuses qu'il déployait pour ses vêtements révoltèrent les paysans. Le noir fît tout de même une avancée très remarquée dans la mode du temps. La dentelle noire, célèbre en Espagne, le cuir, les velours et les broderies donnèrent du travail aux artisans. Son influence vestimentaire se répandit dans toutes les monarchies européennes.



Le noir comme vêtement était définitivement né et bien ancré pour rester des siècles durant.



Biblio : BRUSATIN, Manlio, L'histoire des couleurs, Turin, 1983.
CAGE, John,
Color and Culture, 1993, Londres
PASTOUREAU, Michel, Noir, histoire d'une couleur, Paris, 2008

Dog walking ground

Un film d'animation en NOIR et blanc et beige, d'un tout jeune dessinateur russe Leonid Shmelkov né en 1982 à Moscou. Il est gradué de L'université de Moscou comme illustrateur (2005)
Ce film ne traite pas seulement de la merde, mais de la collaboration et de l,amour mutuel d'un chien et d'une personne aveugle, se promenant dans un parc et de toute l'interaction que prend la maintenance de ce dit parc.

mardi 28 septembre 2010

La mûre ou blackberry

Lorsqu’arrive la fin de l’été, la dernière cueillette de petits fruits nous réserve de belles surprises!
La mûre est apparentée à la framboise et originaire des régions tempérées. Elle pousse sur des ronces très épineuses qui en rebutent plusieurs lors de la cueillette. Elle peut-être noire, rouge pourpre ou blanc jaunâtre (le mûrier blanc serait prisé pour la culture des vers à soie). On l’a soumis aussi à certains croisements qui portent maintenant le nom de leurs auteurs : mûre de Boysen, mûre de Logan etc.… La reproduction de ce petit fruit sauvage ne peut se faire qu’en passant par l’estomac des oiseaux. La digestion broie la graine qui est ensuite rejetée par les fientes.
La mûre, comme beaucoup de petits fruits, possède des qualités incontestables pour notre santé. Elle contient des composés phytochimiques dont l’acide éllagique qui est le plus susceptible d’interférer avec le développement du cancer. Cette molécule est un polyphénol se retrouvant dans les mûres, les framboises et les fraises. Dans une quantité de 150 g de fruits, vous retrouvez 22 mg de ce polyphénol, soit le petit fruit le plus riche de cette matière guérissante. Certaines études par contre, disent que c’est la molécule présente dans la fraise qui est le plus assimilable.
Selon les recherches du Dr Richard Béliveau, cette molécule serait un inhibiteur extrêmement puissant de deux protéines pour le développement de la vascularisation des tumeurs (angiogenèse). Elle contient de la vitamine C, du magnésium, du potassium et du cuivre.
Ses propriétés les mieux connues : astringente, laxative et dépurative.

Conservation : Selon mon expérience, je cueille ces mûres, j’en mange une bonne part de fraîches avec du yogourt et hop, je les étale sur une plaque que je mets au congélateur. Cela permet à ces petits fruits de se congeler individuellement sans se coller les uns aux autres.
Surtout ne jamais les laver ! Elles deviennent molles et perdent leur goût !
Recettes suggérées : tarte aux mûres, gâteau renversé aux mûres, coulis de mûres, gâteau au fromage garni de mûres, magret de canard déglacé au coulis de mûres.
Par contre une fois cuite elle prend une belle couleur d’un rouge profond.
Alors vous pouvez quand même l’inclure dans un menu avec une thématique noire….. à suivre.
Un lien pour de bonnes recettes aux mûres : http://www.recettesdecuisine.tv/recette-i147-f2/mures/recette+mures.html
Bibliographie : L’encyclopédie des aliments, Québec Amérique. Les aliments contre le cancer, Dr Richard Béliveau et Dr Denis Gingras, Trécarré, 2005